Pourquoi vivre en phase avec la nature ?

mars 19, 2019 8 minutes Aucun commentaire

Pourquoi vivre en phase avec la nature ?

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Vivre en phase avec la nature - Rythmes biologiques

Depuis plusieurs mois maintenant, je m’intéresse au rythme des saisons et à la façon dont elles nous influencent. C’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai voulu en parler avec toi en diverses occasions, avec par exemple la façon de célébrer les fêtes païennes de la Roue de l’Année, comme Yule ou Ostara.

Il y a un aspect spirituel très fortement marqué dans cette démarche, mais pas seulement, et c’est de ça dont je vais te parler aujourd’hui.

Sur Terre, le rythme du soleil à la base de tout : tous les rythmes biologiques des organismes vivants dépendent directement ou indirectement de lui. C’est la lumière et la température qui influencent tout ça.

C’est ainsi que les animaux et les plantes savent adapter leur comportement et leur physiologie en fonction du moment de la journée ou de l’année (le poil plus épais en hiver, la photosynthèse le jour pour les plantes, hibernation et hivernation, etc).

La Nature est régie par des cycles et l’Humain n’échappe pas à ces règles : il possède lui aussi ses cycles spécifiques, lui assurant un équilibre harmonieux. Étudier le fonctionnement et l’interconnexion de cet ensemble de rythmes biologiques permet de comprendre pourquoi il est vitale de les respecter.

Le sujet est vaste et il y a aujourd’hui de nombreuses recherches à ce sujet. Je vais donc simplement te présenter les grandes lignes sans rentrer dans les détails, mais je t’invite comme toujours à creuser le sujet si cela t’interpelle.

Qu’est-ce qu’un rythme biologique ?

Un rythme biologique, c’est un cycle qui est régit par des facteurs externes ou internes au sein de notre organisme. C’est la chronobiologie qui étudie l’ensemble des rythmes biologiques. Il faut savoir qu‘il existe de très nombreux mécanismes de régulation liés à des horloges internes, et qu’on en découvre régulièrement des nouveaux.

Un dérèglement de nos rythmes biologiques a toujours un impact (parfois majeur) sur notre santé (sur le sommeil, le métabolisme, le fonctionnement du système immunitaire ou du système cardiovasculaire…).

Comment est-ce que ça fonctionne ?

Nous avons tous en nous une horloge interne qui impose un cycle de 24 heures environ à notre organisme. C’est ce qu’on appelle le rythme circadien.

Ce rythme régule de nombreuses fonctions de l’organisme : système veille/sommeil, température corporelle, pression artérielle, production d’hormones, fréquence cardiaque, capacités cognitives, humeur ou mémoire.

L’horloge interne principale

Chez l’Homme, l’horloge interne principale est située au niveau de l’hypothalamus. Des expériences ont montré que chez des personnes plongées dans le noir plusieurs jours d’affilé, sans repère de temps, cette horloge interne suit des cycles situés spontanément entre 23h30 et 24h30.

Ainsi, si l’horloge interne devait régir seule le rythme biologique de l’être humain, nous nous décalerions tous les jours et nous finirions par tous vivre à des horaires différents.

L’horloge interne est donc resynchronisée en permanence par des agents extérieurs, le plus puissant d’entre eux étant la lumière. C’est donc l’exposition à la lumière pendant la journée et l’obscurité pendant la nuit qui permet de synchroniser l’horloge biologique à la journée de 24 heures.

C’est plus spécifiquement la lumière bleue qui est capté par des cellules spéciales au niveau de la rétine. Selon l’intensité et la durée d’exposition, la lumière impactera la sécrétion de mélatonine, qui est l’hormone qui prépare le corps au sommeil et contribue à l’endormissement.

Dans un cycle normal, la production de la mélatonine augmente en fin de journée et atteint son pic de sécrétion entre 2 et 4 heures du matin. Ensuite, sa concentration chute jusqu’à devenir quasiment nulle le matin, un peu après le réveil.

C’est à cause de cela que l’on déconseille très, très fortement l’utilisation des écrans avant de se coucher (et pas seulement parce que c’est néfaste pour le moral et la qualité du sommeil de prendre une claque de mauvaises nouvelles et mauvaises énergies en traînant sur les réseaux sociaux…).

En effet, les écrans diffusent principalement de la lumière bleue, celle qui bloque le plus la production de mélatonine. Des expositions de 10-15 minutes en début de nuit peuvent tout bonnement supprimer la sécrétion de mélatonine et retarder notre horloge interne (il faut savoir que même de simples bougies peuvent bloquer la mélatonine).

Le cycle de production de la mélatonine étant régulé par la quantité de lumière, le meilleur moyen de vivre en rythme avec la nature est donc de faire en sorte qu’un peu de lumière perce à travers les rideaux de notre chambre, ou en tout cas de prendre un bain de soleil (ou de lumière pour ceux qui vivent dans la grisaille !) pour bien réveiller le corps avant d’attaquer la journée !

C’est l’occasion de pratiquer la gratitude et de se réjouir de cette nouvelle journée de vie et de ce qu’elle va pouvoir vous apporter de beau =) !

Rythmes biologiques - Vivre en phase avec la nature

Les horloges périphériques

En plus de l’horloge principale, chaque fonction biologique importante est régie par une horloge bien à elle, permettant ainsi d’optimiser l’efficacité en fonction du contexte environnemental. On retrouve ces horloges périphériques dans le cœur, les poumons, le foie, les muscles, les reins, … Elles permettent au corps de s’adapter au cas par cas, par exemple en cas de travail de nuit, d’activité physique intense ou d’alimentation très riche.

Ces horloges périphériques sont tout de même largement contrôlée par l’horloge interne : si celle-ci se dérègle, tout le reste aussi. Elles peuvent aussi être influencées et déréglées par des facteurs externes, comme l’alimentation et la température corporelle. Par exemple, une alimentation riche en graisse peut bouleverser l’horloge biologique de plusieurs organes.

Ou, autre exemple, se nourrir en période de repos (la nuit, donc) peut perturber toute la machinerie corporelle. Des recherches ont en effet montré que certaines horloges périphériques peuvent se décaler sans que l’horloge centrale ne soit affectée, ce qui amènerait à inverser des rythmes de production de certaines hormones et à créer un terrain propice pour certaines pathologies.

Les autres rythmes

Il existe de nombreux autres rythmes, qui font moins de 24 heures (rythmes ultradiens) ou plus de 24 heures (rythmes infradiens). Parmi ces derniers, on trouve les rythmes séléniens et les rythmes saisonniers.

Rythmes mensuels, ou séléniens

La majorité de ces rythmes suivent le mois lunaire, soit la révolution de la Lune autour de la Terre, d’environ 29,5 jours. Il existe également dans la nature des cycles semi-lunaires qui durent environ 14,5 jours.

Ces rythmes peuvent être induits par des facteurs extérieurs, comme la lumière de la lune, ou bien ils peuvent suivre une horloge biologique interne, comme le cas du rythme des menstruations chez la femme.

Rythmes saisonniers

Il s’agit des rythmes comportementaux ou hormonaux qui varient au fil des saisons, et qui sont régulés par les changements de température et de luminosité observés cycliquement au cours de l’année.

Comme ces conditions environnementales changent de façon prévisible et cyclique, les organismes ont développé plusieurs mécanismes leur permettant d’adapter leur morphologie en fonction des conditions du milieu.

Par exemple, pour l’Homme, les journées plus courtes de l’hiver peuvent causer un plus haut taux de dépression dans la population, dû à une photopériode plus courte et donc une production de vitamine D réduite (la vitamine D influençant la production de sérotonine, l'”hormone du bonheur”).

Le cortisol connaît également une varitaion saisonnière de sécrétion, avec une diminution pendant l’automne et l’hiver et une ré-augmentation dès février. Il y a également une variation de l’attention, de la sociabilité et de la croissance corporelle.

Pourquoi vivre en phase avec la nature - rythmes biologiques

Ainsi, de manière totalement logique, le fait que la durée d’ensoleillement soit plus ou moins longue au fil de l’année a un grand impact sur nous, notre biologie, notre organisme et notre esprit. Il est naturel de ralentir le rythme en hiver et de s’activer de nouveau au printemps. Les longues journées de travail l’hiver sont épuisantes, parce que notre organisme n’est pas programmé pour suivre un tel rythme.

Ou peut-être, au contraire, que ce corps si prodigieusement réglé gérerait mieux la chose si nous acceptions d’être plus proche de la Nature et d’avoir froid l’hiver et chaud l’été. Notre corps a besoin de tous ces signaux qui l’informent que le temps passe, qui lui indique à quelle période de l’année nous sommes.

En conclusion…

Je sais qu’il n’est pas évident de respecter tous nos rythmes biologiques de nos jours. La société dans laquelle nous vivons, la façon dont elle est construite, dont elle nous pousse à fonctionner va souvent à l’encontre de tout ce que je viens de dire. Il y a le changement d’heure deux fois par an, les horaires de travail, avec le travail de nuit, les emplois dans des bâtiments peu lumineux, …

Mais selon moi, c’est bien là le signe que nous marchons complètement sur la tête. Nous forçons, sans aucune attention pour notre corps, pour ce qu’il est, pour les ressources formidables qu’il possède. Nous nous maltraitons jour après jour pour faire toujours plus et vite.

Dès le collège et le lycée déjà. J’ai souvenir des courtes journées d’hiver où j’arrivais au lycée la nuit, pour m’enfermer dans des salles de cours toute la journée et en ressortir… une fois la nuit tombée, pour rentrer chez moi ! C’était tellement plaisant de voir les journées rallonger enfin au printemps pour pouvoir profiter un peu de la lumière du soleil !

Seule une modification complète du fonctionnement socio-économique actuel permettrait de vivre de nouveau en harmonie avec la Nature. En attendant, peut-être qu’en ayant toutes ces informations en main, nous pouvons essayer de faire au mieux. Grâce à des rituels, en faisant attention au rythme des saisons, en prenant conscience de ce qui se passe en nous alors que la roue de l’année tourne inlassablement… Et en rejetant ce système qui nous ronge doucement mais sûrement ?

Si tu as envie de te reconnecter à la Nature et à son rythme, je t’invite à découvrir mon ebook, la Roue de l’année. Le premier tome est consacré au printemps, et j’y aborde la symbolique de la saison à travers les fêtes païennes et les cycles lunaires. Tu y trouveras en plus des ateliers d’écriture et de dessin en lien avec la thématique des saisons !

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