Pourquoi j’écris ?

mai 16, 2019 5 minutes Aucun commentaire

Pourquoi j’écris ?

mai 16, 2019 5 minutes Aucun commentaire
Pourquoi j'écris ?

Écrire? Au commencement est le désir. Se demander pourquoi on a envie d’écrire. Si c’est pour faire une psychanalyse par écrit (et donc économiser 25 ans et 100 000 euros) mieux vaut renoncer. Si c’est pour gagner de l’argent ou avoir de la gloire, ou passer à la télévision ou épater sa maman, renoncer. La seule motivation honorable me semble être: parce que l’acte d’écrire, de fabriquer un monde, de faire vivre des personnages est déjà une nécessité et un plaisir en soi  (on peut aussi admettre comme motivation: épater une fille dont on est amoureux).

Bernard Werber

Hello ! 

Aujourd’hui, je vais parler un peu de moi, des raisons pour lesquelles j’écris, pour t’amener à t’interroger sur tes propres motivations. 

En quoi est-ce vraiment important ? Parce que quand le moral nous lâche, que nous avons l’impression que les choses stagnent ou que nous sommes nuls, et surtout, quand nous avons une violente envie de tout abandonner, cela se révèle fort utile de se recentrer sur ses motivations, son “pourquoi“. 

Pourquoi écris-tu ? Qu’est-ce qui te plaît dans l’acte d’écrire ? Dans quel but est-ce que tu le fais ? 

Il peut y avoir plusieurs raisons, et selon moi, il n’y en a aucune de mauvaise ou de bonne, ni de meilleure, ni de plus louable ou de plus honteuse. Tes motivations, ton pourquoi te sont propres, ils sont corrélés à ton histoire, ta personnalité, tes goûts, tes rêves. Ils peuvent changer avec le temps, et d’ailleurs, ça aussi c’est OK ! 

En ce qui me concerne, mon pourquoi se divise en trois idées qui se rejoignent et s’appuient les unes sur les autres. 

Pour (me) raconter des histoires 

Quand j’écris, les images défilent en direct dans ma tête. Si j’avais les moyens d’être dessinatrice, de créer des BD, des dessins animés, des films ou des séries, ce serait un moyen d’expression que je choisirais, le visuel. 

Après, j’aime aussi écrire, naturellement, ce n’est pas par dépit que j’ai choisi ce moyen d’expression ! Et, donc, quand j’écris, les images défilent et je profite de mes histoires avant le reste du monde, comme une sorte d’avant-première

Et pour tout t’avouer, j’aime mes histoires, elles me font rêver et voyager, elles me permettent d’exprimer mon imaginaire et ma créativité de façon concrète, elles me font vibrer, et j’aime les relire de temps à autres. Et en vérité, c’est tant mieux : je fais partie de ceux qui pensent que tes histoires doivent d’abord te plaire à toi. 

Parce qu’ainsi, tu trouveras toujours du plaisir à les écrire, et si elles t’ont plu, elles plairont à d’autres ! 

Pour partager 

C’est sous-entendu dans la partie précédente, puisque je dis que je découvre mes histoires en avant-première : j’écris pour partager. 

Pour partager mon imaginaire, ce qui me fait rêver, m’évader, m’envoler, vibrer, réfléchir, réagir. Parce qu’avec une histoire, on peut partager tellement de choses, et provoquer tellement de réactions chez l’autre. 

Depuis des années, je raconte des histoires pour les autres, sous différentes formes (spectacles, chasses au trésor, escape games, jeux de rôle, romans, nouvelles…) et j’y prend toujours autant de plaisir, si ce n’est de plus en plus. 

J’écris donc aussi pour partager, pas seulement pour moi. C’est pour cela que l’envoi de manuscrits aux maisons d’édition est une étape cruciale. 

Je suis d’ailleurs heureuse de signer 3 contrats d’édition cette année (et peut-être plus, qui sait, l’année est loin d’être finie !) 

Pour en vivre

Je pense qu’on vit mieux quand on vit de quelque chose qui nous passionne. Moi c’est l’écriture depuis toujours, et sincèrement, depuis que je me suis lancée à fond en novembre dernier, je me sens de plus en plus alignée, en accord avec moi-même. 

Du coup, j’ai envie (j’ai décidé) de ne faire que ça pour le reste de mes jours, en activité principale en tout cas. Et pour cela, il faut que j’arrive à en vivre, il faut que cela me permette de couvrir mes dépenses courantes, de mener mes projets de vie à bien, de m’occuper de mon petit bonhomme comme il faut, etc. 

Pourquoi j'écris ?

Alors oui, du coup, j’écris aussi pour en vivre, pour pouvoir raconter plus d’histoires, les partager avec le plus grand nombre. Et de toute façon, pour pouvoir en vivre, il vaut mieux que je les partage avec le plus grand nombre ! Et en les partageant avec le plus grand nombre, je parviendrai à en vivre !

La boucle est bouclée, et c’est pour cette raison que je disais en introduction que mes trois motivations se rejoignaient. 

Une voie difficile… 

Même si c’est une passion, c’est aussi une voie ingrate, longue, pleine de doute et d’embûches. Pour ne rien arranger, le statut d’auteur en France ne permet de toucher que des clopinettes sur la vente des livres, disons-le clairement. 

C’est pour cela que j’ai commencé à travailler sur d’autres axes (ebooks en évolution personnelle, formations,…) pour partager mes connaissances et mon expérience, et me permettre en effet de vivre de ma plume en partie indirectement. C’est aussi pour cela que j’ai mis en place un Tipeee, pour permettre aux gens qui apprécient le contenu que je mets à disposition (le blog, mes nouvelles, …) de me soutenir !

C’est un objectif que beaucoup jugent inaccessible. Je pense qu’il est difficile à atteindre, mais n’oublie pas : quand quelqu’un te dit que quelque chose est impossible, il se fie à ses propres limites. Pas aux tiennes. Et d’ailleurs, empêche aussi tes croyances limitantes de te fixer leurs limites à elles ! 

J’ai commencé cet article avec une citation de Bernard Werber ; je te laisse avec une de Stephen King et cette question : quel est ton pourquoi ? 

Le but de l’écriture n’est pas de faire de l’argent, de devenir célèbre, de décrocher des rendez-vous, s’envoyer en l’air ou se faire des amis. Finalement, il s’agit d’enrichir les vies de ceux qui liront votre œuvre, et d’enrichir aussi votre propre vie… J’ai écrit pour la simple joie de la chose. Et si vous le faites pour la joie, vous pouvez le faire pour toujours.

Stephen king

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