Je crée une cité : Jour 6

juin 8, 2019 6 minutes Aucun commentaire

Je crée une cité : Jour 6

juin 8, 2019 6 minutes Aucun commentaire
Je crée une cité Jour 6

Hello jolie plume !

C’est parti pour le sixième jour de mon challenge “Je crée une cité en 30 jours”, au cours duquel je vais détailler une cité de fantasy de A à Z.

Je réalise ce challenge dans le cadre du challenge 30 jours lancé par Aline de The B Boost, qui consiste à poster une publication par jour pendant 30 jours !

Petit rappel

Ce challenge fait suite au premier réalisé en avril, “Je crée un univers en 30 jours”. D’une part, j’avais besoin de détailler une cité pour un projet, et d’autre part, je voulais éprouver encore un peu ma méthode avant le lancement de ma formation cet été.

Pour ce challenge, je vais donc détailler toutes les facettes de Bellwade, cité cosmopolite du monde magique, qui sert de théâtre aux aventures de Pavel Erkum, mon détective lutin.

La plupart du temps, je réaliserai une session d’écriture libre d’une vingtaine de minutes selon un thème donné, puis je te donnerai le résultat dans un article de blog.

Les faubourgs

Aujourd’hui, avec une session d’écriture libre, j’ai détaillé un peu plus l’ambiance générale des différents faubourgs. Cette séance s’est extrêmement bien déroulée, je n’ai pas eu de difficulté majeure.

Encore une fois, j’ai pris énormément de plaisir à me familiariser avec le plan de Bellwade, j’ai une vision de plus en plus précise des lieux, des quartiers. Je vois des images apparaître dans mon esprit, des scènes de vie, et c’est exactement ce dont j’avais besoin !

Donner plus de corps à une histoire

Pouvoir visualiser tout cela moi-même, capter l’ambiance d’un lieu dans mon esprit, pouvoir imaginer ce que mes cinq sens percevraient, tout cela va me permettre de donner plus de corps à mon histoire, plus de substance.

Je reste persuadée que pour n’importe quelle histoire, quand l’auteur n’a pas assez travaillé son monde ou n’a pas mené ses recherches, cela se ressent.

J’ai moi-même fait cette erreur quand je me suis lancée dans une trilogie post-apo/fantasy, je n’avais pas du tout détaillé la ville où se passait mon histoire, encore moins mon monde, et je pense que ça s’en est fortement ressenti.

Je crée une cité Jour 6

Cela dit, chacun fonctionne comme il veut : on peut aussi détailler son univers une fois qu’on a son histoire, puis écrire un deuxième jet, puis un troisième, etc. Mais aujourd’hui, je considère ça comme une perte de temps (avant, je me lançais d’abord dans l’histoire mais j’y trouve moins d’avantage, définitivement). Ceci dit, c’est ma façon de fonctionner, à moi =)

Dans tous les cas : il faut maîtriser le monde dans lequel se déroule notre histoire, qu’il soit inventé ou non, que la zone géographique soit réduite ou étendue. C’est ça qui nous permettra de donner plus de corps, de cohérence à notre histoire. C’est ça, entre autres choses, qui fera que le lecteur plonge dedans.

Le résultat du jour

Comme la session d’écriture libre m’a vraiment plu, je vais coller directement le texte brut à la fin de l’article pour te laisser découvrir le résultat du jour et en apprendre plus sur Bellwade ! Je te remets aussi la carte avec le découpage des zones (les faubourgs sont en vert).

Je crée une cité - découpage en zones

Demain, je m’occuperai des zones industrielles ou du cœur de la ville ! En attendant, je te souhaite une belle journée !

Session d’écriture libre

En route pour 20 minutes d’écriture libre pour détailler les faubourgs.

Commençons par les faubourgs lutins à l’est de la ville, dans les zones 13, 14 et 15. Il y a des lutins ailleurs, mais ces faubourgs sont presque exclusivement occupés par des lutins. Il est rare d’y voir d’autres peuples, surtout des fées. En général, on retrouve exceptionnellement des elfes ou des korrigans, des gnomes aussi.

C’est dans l’un de ces faubourgs que se trouve le parc zoologique de Bellwade, tenu par des lutins essentiellement, même si le parc appartient bien à la ville et que les subventions viennent principalement de la mairie : le directeur est un lutin et presque tous les employés aussi. Tout simplement parce que les Lutins sont de manière communément admise les plus doués en élevage, pour s’occuper des animaux.

Ce sont des faubourgs paisibles, tranquilles, criminalité quasi inexistante sauf quand il y a des vagues de cambriolage. Petites maisons de campagne, jardinets,… S’il n’y avait pas en toile de fond les immenses immeubles du centre ville, on pourrait se croire en pleine campagne. Il fait donc bon y vivre, même si la communauté lutine se montre à cheval sur ses règles de vie (c’est le cas de tous les peuples qui ont un faubourg ou un quartier “à eux”).

Les faubourgs situés au sud-est (16 à 20) sont moins aisés, de plus en plus pauvres voire un peu insalubre en descendant vers le fleuve Tiza.

En 16 et 17, c’est encore passable : il y a d’ailleurs un grand complexe de terrains de jeux aquatiques en zone 17, qui s’étend vers l’extérieur de la ville, qui a ramené un peu de vie. C’est une façade : des investisseurs ont construit de grands hôtels et de grands magasins pour les spectateurs, mais n’ont pas employé systématiquement les habitants de ce faubourgs.

En 18, il y a une déchetterie, qui était (et est toujours) le domaine du Broyeur de Souvenirs. C’était un petit bosquet, puis petit à petit Bellwade s’est étendu jusque là, on a découvert l’existence du Broyeur de Souvenirs, une créature unique en son genre, on a jeté, jeté, une décharge sauvage est devenue permanente, puis les faubourgs se sont étendus jusque là. Là, c’est un des lieux les plus pauvres de Bellwade, mais relativement épargné par la criminalité. L’aura du Broyeur de souvenirs maintient une ambiance paisible, bien que nostalgique, sur le faubourg.

En 19, ce sont majoritairement des trolls et des ogres qui y vivent : les docks sont juste à côté, de chaque côté du fleuve Tiza, et ce sont eux les employés principaux, puisqu’ils ont les muscles et l’endurance nécessaire pour les travaux de manutention pénibles et répétitifs. Les autres peuples évitent d’y mettre les pieds, la réputation bagarreuse et bas du front des trolls et des ogres n’y étant pas pour rien, mais il fait bon y vivre en réalité pour ses habitants, même si on est aussi dans l’un des quartiers les moins aisés.

On repart au nord, pour aller dans l’autre sens sur la carte, avec les 11 et 12. Ce sont des faubourgs mixes, avec un bon niveau de vie, bien reliés au centre avec une ligne de transport en commun, où l’on vit bien. En 11, le faubourg est bordé au nord par une zone industrielle mais est épargnée par les fumées des usines, contrairement aux faubourgs 9 et 10, qui sont de plus en plus désertés. Les murs et les toits sont noircis, les jeunes s’en vont, ceux qui peuvent achètent ou louent ailleurs… Et les industriels s’intéressent aux bâtiments pour construire à la place et étendre encore leurs entreprises sans s’éloigner du coeur de la ville.

Les faubourgs 8, 7 et 6 sont mixes eux aussi, plus aisés, ce sont les plus proches du coeur de la ville et de nombreux fonctionnaires (mairie, police,…) vivent ici. Les habitants savent se “défendre” contre les zones industrielles. Le faubourg 6 a d’ailleurs réussi à faire en sorte qu’aucun bâtiment ne soit construit à proximité (d’où le grand terrain vague entre le faubourg 6 et les premiers bâtiments de la ZI 10).

Les faubourgs 1 à 5 forment une sorte d’arche et sont gobelins. Ils sont très aises, ce sont les beaux quartiers riches de Bellwade, avec de grandes villas, de grands jardins privés, etc. La plupart des riches industriels vivent là, entre les zones industrielles et le coeur de la ville.

Enfin, en 20, les docks s’arrêtent au bord de cette zone, et ce faubourg est occupés par les industriels en tout genre dont les entreprises sont liées au fleuve Tiza d’une façon ou d’une autre. Il y a une base de loisirs nautiques, avec des infrastructures spéciales pour protéger les touristes et clients du trafic commercial.

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