10 tropes “always male”

février 6, 2020 10 minutes Aucun commentaire

10 tropes “always male”

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10 tropes "always male"

Hello tout le monde !

Aujourd’hui, nous poursuivons un peu notre tour d’horizon des tropes.

Pour rappel, tu trouveras plus d’informations à ce sujet dans un article intitulé Les Tropes, qu’est-ce que c’est ?, et je t’ai déjà proposé de découvrir 14 tropes « always female ».

Cette fois-ci, je te propose de découvrir 10 tropes « always male » !

Qu’est-ce qu’un trope « always male » ?

NB — Cette introduction est la même que l’article sur les tropes « always female » : ce sont les mêmes raisons qui m’ont poussée à me pencher sur la question !

C’est un sous-genre des tropes de personnages. Concrètement, l’utilisation d’un personnage pour raconter une histoire est un type de construction narrative, il s’agit donc d’un trope omniprésent (ou presque). Avec cet article, je veux te proposer d’aborder la question du genre dans tes histoires. En effet, certains types de personnages sont des hommes dans 90 % des cas : c’est ce qu’on appelle « always male ».

Il est intéressant d’étudier les tropes pour s’en servir avec justesse ou au contraire réussir à s’en éloigner, à les prendre à l’envers. Je pense que de nos jours, alors qu’on s’efforce de se sortir des clichés et des codes imposés par notre société, il est intéressant de prendre conscience des rôles qu’on attribue presque toujours à des femmes et de ceux qu’on attribue presque toujours à des hommes.

Il existe des dizaines de tropes « always male », j’ai donc effectué un choix totalement arbitraire, et il n’est pas impossible que je reprenne ce thème plus tard. Pour le moment, j’ai envie de te proposer un tour d’horizon de ce qui peut exister !

The Slacker

Il s’agit d’un personnage presque exclusivement masculin (en tout cas, dans les œuvres les plus anciennes), qui est âgé de 14 à 40 ans, et dont le seul objectif est de traverser l’existence avec le moins d’efforts possible.

Cela peut être un idiot ou un personnage brillant, mais fainéant, mais dans tous les cas il acceptera tous les petits jobs qui se présenteront plutôt que d’aspirer à quelque chose de plus grandiose.

Il y a deux choses pour lesquelles il pourrait faire des efforts : avoir l’air cool et essayer d’avoir des relations sexuelles.

La plupart du temps, le Slacker est un gars adorable, une bien meilleure personne que la plupart des gens autour de lui, mais il peut aussi être un homme ignoble, odieux et irresponsable qui a besoin d’être changé.

S’il a une petite amie, elle finira sans doute par rompre avec lui en voyant qu’il ne va nulle part.

Quelques exemples : Shikamaru (Naruto), Yoh Asakura (Shaman King), Homer Simpson (Les Simpsons), Shaun (Shaun of the Dead), Gaston Lagaffe, …

The Sheltered Aristocrat

Il s’agit d’un personnage aristocrate qui a grandi coupé des réalités du monde extérieur, de celles des classes moyennes. Il n’a aucune idée des difficultés qu’on doit affronter dans la « vraie vie ».

Il en résulte souvent une grande innocence ou naïveté, malgré le grand nombre de tuteurs qu’il a sans doute eu. Quand il se retrouve finalement exposé au monde extérieur, il n’a aucune idée de comment les choses fonctionnent et cela fait qu’il est très mauvais pour jauger les gens, comprendre leurs caractères et leurs motivations. Il se fait facilement manipuler et voler.

Le Sheltered Aristocrat peut être construit sur trois modèles : un personnage gentil, innocent et enfantin, un trouillard imbécile (utilisé pour se moquer) ou un type cruel et snob.

Dans tous les cas, le personnage a de bonnes chances d’évoluer et de devenir un Wise Prince ou Princely Young Man (conscient des réalités et prêt à en tenir compte pour régner).

Exemples connus : les F4 (Hana Yori Dango), Simba (Le Roi Lion), Prince Naveen (La Princesse et la Grenouille), Arthur (Merlin)…

The Quaterback

Au lycée, c’est le capitaine de l’équipe de football américain et, du coup, c’est un personnage important avec de l’influence. Il se promène toujours avec la veste de l’équipe du lycée sur le dos et il est entouré des autres membres de l’équipe, un ballon souvent à la main.

S’il a de l’influence sur le personnel enseignant grâce à son nom de famille, alors il incarne aussi le Jerk Jock, le pendant masculin de lAlpha Bitch. Cependant, la plupart du temps, c’est un type bien.

Si c’est un personnage détestable au début, il peut avec le temps devenir un bon ami, ou au moins un allié. D’autres fois, il fait directement partie du groupe et est alors le Heart, celui qui prend soin des autres ou incarne la volonté.

Il peut aussi ne pas être le plus malin, mais être empli de bonnes intentions. Il est souvent très populaire.

Exemples connus : Cedric Diggory (Harry Potter), Finn Hudson (Glee), Kevin Thompson (Daria), Tyler Lockwood (Vampire Diaries)…

10 tropes "always male"

The Patriarch

Il s’agit de l’aîné d’une famille, dur et fort, qui déborde d’autorité, peu importe où il se rend. Le plus souvent, il s’agit d’un vieil homme « cool » ou d’un vieux maître. Il existe néanmoins des versions plus jeunes, mais jamais trop jeunes quand même. Ce qui le rend vraiment formidable, c’est la façon dont il dirige sa famille, son clan.

Il a des idées bien traditionnelles sur la façon dont il doit assumer ses responsabilités, comme le fait que les hommes peuvent aller travailler d’une façon ou d’une autre, mais que la place des femmes est dans la cuisine. Il peut y avoir des subtilités, mais cela ne change pas ce basique en lui-même.

Il peut être surprotecteur et même prendre les armes s’il le faut pour défendre les siens dès que ces derniers sont en danger.

Ce trope peut être abordé par son aspect négatif, où le Patriarch est alors un parent abusif et/ou un héros déchu. Il peut aussi s’agir du Don de la Mafia.

Une trame très commune consiste à mettre en scène un Patriarch trop dur pour admettre qu’il est fier de son fils/fille/neveu/etc. avant la toute fin. Souvent, cette déclaration arrive bien trop tard.

Exemples connus : Tywin Lannister et Eddard Stark (Le Trône de Fer), Julius Caesar (Rome), Tony Soprano (Les Sopranos)…

The One Guy

The One Guy (le seul gars) est un raccourci pour parler du seul gars associé à une équipe entièrement féminine, sans pour autant tomber dans le trope du Harem. Au mieux, le One Guy va être impliqué dans une relation avec l’une des membres du groupe seulement.

Il peut être un allié lointain ou un ami proche du groupe ; il peut aussi simplement être là pour servir de gentil garçon. Il sera le plus souvent impliqué dans les trames qui requièrent des garçons, ou sera un crush sans danger pour le reste de l’équipe.

Attention, si un personnage est le seul homme du groupe, mais qu’il est le protagoniste principal, alors il ne s’agit pas d’un One Guy.

Exemples connus : Mamoru/L’Homme Masqué (Sailor Moon), Ned Nickerston (Nancy Drew), Leo (Charmed), Bosley (Charlie’s Angels)…

The Non-Action Guy

Il s’agit d’un personnage masculin qui ne possède pas toutes les qualités qu’on s’attend à voir chez les hommes dans une histoire (souvent le courage et l’habileté au combat). Il est souvent un assistant pour l’Action Girl (ou l’Action Girlfriend). Il a de plus parfois besoin d’être secouru.

C’est un combo qui peut parfois le rendre ennuyeux aux yeux des lecteurs/du public. Le Non-Action Guy est plutôt fait pour la comédie. Son incapacité à se battre comme devrait le faire un homme est utilisée comme procédé humoristique.

Pour éviter les connotations négatives qui peuvent aller avec ce genre de personnage, il peut être combiné avec d’autres tropes, et devenir un Smart Guy (un gars intelligent) ou un Loveable Rogue (un voyou aimable). Il n’est alors pas au cœur de l’action parce qu’il est trop vieux, blessé ou que ce serait gâcher son talent pour autre chose.

Exemples connus : Usopp (One Piece), Chi Fu, (Mulan), Wall E (Wall E), Neville Longbottom (Harry Potter), Merlin (Merlin), Daniel Jackson (Stargate SG-1), Ron Stoppable (Kim Possible),

Mysterious Protector

Il s’agit d’un élément commun des histoires shojo (mangas destinés aux filles), en particulier dans les histoires de Magical Girl. Il s’agit de la figure qui apparaît dans un moment de besoin, qui aide l’héroïne et disparaît de nouveau. Souvent, il se contente d’un conseil ou d’un mot d’encouragement, ou d’une simple attaque qui distrait l’ennemi à un moment critique.

Sa nature et son véritable nom sont le plus souvent tenus secrets au début, et puis l’héroïne peut finalement les découvrir aux deux tiers de l’histoire. Parfois, il devient son love interest (intérêt amoureux).

Il se retrouve souvent possédé ou obligé de lutter contre elle pendant un temps. Il finit toujours par être secouru par l’héroïne à un moment donné.

Exemples connus : Mamoru/L’Homme Masqué (Sailor Moon), Ao no Kishi/Blue Knight (Tokyo Mew Mew), Haku (Le Voyage de Chihiro), Angel (Buffy the Vampire Slayer), Zuko/The Blue Spirit (Avatar : The Last Airbender)…

The Millionaire Playboy

Tout le monde connaît ce trope. Il s’agit du fabuleux gars en bonne santé, qui ne fréquente que les plus riches et les plus célèbres, les influenceurs et les barons de l’industrie, et qui possède même des connexions avec le monde politique. C’est le gars qui possède un capital si grand que la plupart des gens auraient du mal à le dépenser en une vie entière. Il est charmant, toujours classe, avec un rythme de vie affolant, part en week-end sur le Rio Grande… Il fait partie de la jet set, naturellement !

De fait, toutes les femmes lui courent après et il adore ça, parce qu’il peut choisir celles qui lui plaisent parmi les top-modèles et les starlettes. Il est du genre à les aimer puis les laisser, et sait qu’il y en aura toujours une autre pour prendre la place.

Dans les films d’espion ou les policiers, il peut faire partie du groupe des investigateurs. Il couvre alors toutes les dépenses du groupe ou utilise ses connexions pour accélérer les choses quand c’est nécessaire.

Exemples connus : Tony Stark (Iron Man), Lex Luthor (Smallville), Oliver Queen (Arrow), Bruce Wayne (Batman)…

The Jerk Jock

C’est l’équivalent masculin de l’Alpha Bitch, que nous avons déjà vu dans les exemples de tropes « always female ». Il est grand, fort, vulgaire, blond et fait partie de l’équipe de football (dont il porte toujours la veste). Il domine son environnement en utilisant la violence physique et les menaces de répercussions brutales.

Il passe son temps à maltraiter les autres, à boire et à détruire des choses. Dans des histoires plus sombres, il est souvent également un violeur. Il est entouré par la Cool Crowd, un groupe de gens qui s’inclinent devant lui et l’aident à victimiser ses cibles. Et il se retrouve immanquablement à décider que le protagoniste est l’une de ses cibles préférées.

Malgré sa personnalité repoussante, il est bien vu et très populaire auprès de l’équipe scolaire et des adultes en général, et il peut se sortir facilement de tous les mauvais pas. La plupart du temps, ses parents ont le pouvoir politique et l’argent et il s’en retrouve intouchable.

Exemples connus : Gaston (La Belle et la Bête), Biff Tannen (Retour vers le futur), Cormac McLaggen et James Potter (Harry Potter), Bryce Walker (13 reasons why)…

The Chick Magnet

Il s’agit d’un homme qui attire les filles comme le miel attire les ours. Ce n’est pas un Casanova, mais il fait tomber les filles aussi vite, si ce n’est plus. Contrairement aux autres tropes de ce genre, il ne le fait pas exprès, et même quand il s’en rend compte, il n’essaie jamais d’en tirer avantage d’une quelconque façon.

Il n’essaie pas, mais charme toutes les filles, ne sait pas comment parler aux filles, mais se retrouve toujours à dire ce qu’il faut, si bien qu’il y a toujours au moins deux filles qui courent après son affection.

Les héros chastes ou célibataires entrent souvent dans ce trope. Il peut éventuellement toutes les perdre quand il décide de se mettre en couple avec la personne qu’il aime réellement.

Si on pousse encore plus ce magnétisme, on tombe dans le trope « Even the Guys Want Him » (même les gars le veulent).

Exemples connus : Aladdin (Aladdin), Gaston (La Belle et la Bête), Hercule (Hercule), James Bond, Thor (dans les films), Son Goku (Dragon Ball), Clark Kent (Smallvile), Stefan (The Vampire Diaries)…

Conclusion

Alors, est-ce que tu plaides coupable ? Est-ce que tu as déjà utilisé l’un de ces tropes ?

Attention, quand je dis « plaider coupable », c’est une petite plaisanterie, parce qu’en réalité, il n’y a strictement rien de mal à utiliser un trope !

Si tu veux en découvrir d’autres et que tu maîtrises bien l’anglais, je t’invite à te rendre sur TV Tropes !

La prochaine fois, nous ferons une petite étude de film ! En attendant, je te souhaite une belle journée !

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