Mes 10 conseils d’écriture

février 27, 2020 6 minutes Aucun commentaire

Mes 10 conseils d’écriture

février 27, 2020 6 minutes Aucun commentaire
Mes 10 conseils d'écriture

“Mes 10 conseils pour terminer l’écriture de ton roman.”

C’est un titre d’article qu’on voit souvent passer, et pour cause : quand on écrit, on est souvent à la recherche des précieux conseils qui nous permettront d’arriver au bout de notre projet.

Du coup, on sait aussi à quel point ces conseils sont précieux et recherchés, alors on les donne à notre tour.

Ce qui fait que des conseils, on en trouve beaucoup, vraiment beaucoup sur internet !

C’est pour cette raison que l’idée d’écrire un article avec mes 10 conseils me semblait à la base un peu inutile. Je n’avais pas envie d’écrire encore une fois les mêmes conseils qu’on trouve partout.

Et puis, l’idée a fait son chemin et je me suis rendue compte que j’avais quand même envie de donner les miens, ceux qui m’aident au quotidien.

Sans me soucier de la technique. Sans t’expliquer qu’il faut une structure en trois actes parce que c’est plus simple. Que tu dois creuser avant tout tes personnages. Qu’il est important de commencer par une carte géographique si tu crées un univers.

Au lieu de blablater pendant encore 10 paragraphes, je te propose donc de découvrir mes 10 conseils à moi sans plus tarder…

Attention : je ne les ai pas du tout classés d’une quelconque façon, parce que pour moi, ils ont tous la même importance.

Tripper sur son histoire

Cela me semble tellement essentiel que j’en ai récemment fait tout un article. Si tu ne t’amuses pas en écrivant, si tu n’éprouves pas de plaisir en retrouvant tes personnages, si ça ne t’enthousiasme pas de poursuivre ton projet et d’avancer dans ton histoire… ça va être bien plus difficile d’arriver au bout.

Tu y arriveras peut-être, mais ça sera plus dur, et ça se ressentira sans doute à la lecture.

Écrire ne doit pas être une souffrance. On peut le faire en s’amusant et en trippant, et je trouve que c’est même mieux de le faire ainsi !

Ne pas avoir peur du syndrome du milieu, de la page blanche ou de la panne d’inspiration

Je vais te rassurer : on ne tombe pas soudainement en panne d’inspiration.

Par contre, on peut se mettre à trouver que toutes nos idées sont nulles et que ce qu’on écrit mérite d’aller tout droit à la poubelle.

En gros, on ne tombe pas en panne d’inspiration : notre juge intérieur nous mine le moral et nous empêche de poursuivre. La solution, c’est donc de ne pas l’écouter.

Essaie d’écrire quoi qu’il arrive, même un peu, même si tu trouves ça nul. Tu arriveras au bout de ce passage difficile et tu pourras y revenir plus tard, avec de meilleures idées (et peut-être même que tu te rendras compte que finalement, c’était plutôt chouette ce que tu as écrit !)

D’autres fois, on a juste besoin de se sortir le nez de l’écriture et de s’aérer l’esprit. Accorde-toi cette pause dès que tu en ressens le besoin, ton manuscrit pourra attendre !

Se transformer en architecte, au moins un minimum

Tu as dû le voir passer partout, en général, quand on écrit, on se définit soit comme jardinier (on y va à l’improviste sans rien prévoir), soit comme architecte (on détaille tout avant de se lancer, jusqu’au moindre détail).

Ou alors on se situe quelque part entre ces deux extrêmes selon les projets.

Personnellement, je conseille de se transformer un minimum un architecte, mais c’est sans doute le conseil le plus subjectif de la liste, parce que beaucoup d’écrivains jardiniers s’en sortent très bien.

En ce qui me concerne, je te conseille de connaître au moins la fin. Là où tu veux en venir, là où tu veux amener tes personnages. Comment ils vont changer.

Tu peux improviser absolument toutes les péripéties, mais connaître la fin, c’est comme avoir une boussole et toujours savoir dans quelle direction regarder.

Planifier / s’organiser

Se dégager du temps pour écrire. Si ton objectif est vraiment d’arriver au bout de l’écriture de ton roman, le meilleur moyen, c’est de lui donner un bon niveau de priorité.

Pas forcément le plus haut niveau possible, ça peut rester un projet secondaire pour toi, mais je te conseille de t’organiser pour te dégager des plages horaires régulières pour écrire.

Ça peut être tous les jours ou une fois par semaine, ça, c’est toi qui décide !

Mais, dans tous les cas, c’est super satisfaisant et gratifiant d’avancer régulièrement, à son rythme. Et pour ça… Il faut organiser son emploi du temps un minimum !

Se sentir légitime dès le début

C’est une question que je vois revenir souvent. À partir de quand peut-on se sentir légitime ? À partir de quand peut-on affirmer qu’on est écrivain ?

Dès le début.

Et c’est tout. Si tu écris, tu es écrivain.

Tu racontes des histoires, tu as décidé de te lancer, alors tu es écrivain.

Tu as sans doute encore beaucoup à apprendre, mais crois-moi, on continue à apprendre toute sa vie.

Ta plume est peut-être encore maladroite, mais tu t’amélioreras sans cesse.

Alors, crois-moi, sincèrement, tu peux te sentir légitime dès maintenant.

Ne pas attendre le moment parfait pour se lancer

Parce que le moment parfait n’existe pas.

On peut certes connaître des périodes plus ou moins propices pour se lancer, mais il y aura toujours quelque chose de perfectible.

Ça fait plusieurs fois que je le vois passer : “Done is better than perfect“.

Il vaut mieux quelque chose qui a été fait de manière imparfaite, que quelque chose qu’on ne fait jamais parce qu’on attend de pouvoir atteindre la perfection.

Lance-toi maintenant et puis c’est tout !

Ne jamais culpabiliser, pour rien

Ni parce qu’on rate une journée d’écriture, ni parce qu’on n’applique pas à la lettre un conseil, etc.

Avance à ton rythme, avec tes moyens et tes possibilités, sans jamais culpabiliser d’aller trop vite, ou pas assez vite, ou de sauter une journée, etc.

Encore une fois, l’écriture doit rester agréable, un plaisir, même si tu te professionnalises. On choisit cette voie pour vivre ses rêves, pas pour vivre dans la culpabilité et l’angoisse permanentes.

Lâche prise ! Tu peux louper des journées, tu peux avoir le sentiment de ne pas t’en sortir, tu peux décider de faire complètement autre chose…

Ce n’est pas grave, ça n’annule pas le fait que tu sois écrivain•e !

Étudier pour apprendre à écrire

On peut toujours progresser et apprendre seul de ses erreurs ou des retours de ses lecteurs… Mais ce serait du gâchis de ne pas profiter de l’expérience de ceux qui nous ont précédé !

Les auteurs chevronnés sont rarement avares de conseils ; tu peux aussi trouver des livres, des masterclass, des formations en ligne… Et donc, tu peux apprendre plus vite, mieux, et gagner un temps fou !

N’hésite pas à le faire, à tester, à voir ce qui te convient et à tourner les choses à ta sauce !

Ne pas se comparer aux autres

C’est toujours bien d’aller voir comment les autres écrivent, surtout les auteur•rices qu’on apprécie, pour voir si on peut s’en inspirer.

Moi, j’aime bien décortiquer la façon dont les autres s’y prennent pour essayer d’améliorer mes points faibles.

Par contre, aller voir comment ça tourne chez les autres pour comparer avec sa propre situation, c’est mauvais, mauvais, mauvais pour le moral !

Et, en plus, c’est inutile. Ça ne te fera pas avancer plus vite !

Alors bien sûr, si ça te motive, continue ! J’ai trois ou quatre autrices que je suis de près et dont le parcours me motive énormément, et je vais régulièrement relire leurs interviews et leurs bilans, mais… (encore un mais !)

Mais quand je sens que ça va me déprimer, je fais en sorte de me changer les idées en allant faire complètement autre chose !

Et voilà !

Nous voici à la fin de cet article de conseils à destination des écrivain•es débutant•es et moins débutant•es !

N’hésite pas à donner tes propres conseils en commentaire, je suis curieuse de les découvrir !

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